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Quand les fantômes du passé décident de se réveiller ~

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MessageSujet: Quand les fantômes du passé décident de se réveiller ~ Lun 1 Juin - 22:29

Emma Denina DAVIES


        Je tournai en tond, indécise. Je venais d'arriver en ville, j'avais roulé pendant plusieurs heures, incapable de me défaire de mes pensées. Un immense sentiment de malaise m'avais envahis depuis la seconde où j'avais passé les portes de la ville. Me retrouver ici, c'était comme si j'avais perdu ma place à chaque lieu de ce monde. Je restais donc là, assise au volant de ma petite voiture, réfléchissant encore a quoi faire, se que je pourrais dire à ceux que j'avais laissé ici. La ville n'avais pas changé depuis que j'étais partie, depuis maintenant plus de 7 ans. Je retrouvais toujours les parcs où je jouais, l'école ou j'ai appris a lire et à écrire. Ces souvenirs me pinçais le cœur, car je les avais passé avec Alexia. Je n'avais pas envie de pleurer, j'étais juste furieuse qu'elle ait été prise à ce monde aussi tôt. Pour elle et sa famille, ça doit être impossible.
Je m'étais garé pas trop loin du ranch, dans le quartier de Winnoski Valley, mais la vérité est que j'avais honte. Honte de ne revenir que maintenant, comme si je pouvais remplacer la fille qu'ils avaient perdus, comme si je pouvais changer quoi que ce soit à leurs peines. Qu'est ce que j'allais bien pouvoir leurs dire ? « Salut ! Vous vous souvenez de moi ? La jeune idiote que vous avez adopté il y a longtemps. » Ridicule.
Je pouvais donc voir le ranch derrière une barrière de feuillage. Il y avais toujours autant de chevaux que dans mon souvenir. Il était resté le même havre de paix et de calme. Je souris bêtement devant la vision que j'avais devant moi, et de ma propre bêtise. Je m'émerveillais devant l'endroit que j'avais fuis et que je m'était persuadé de détester tout au long de ces années. Mais ce n'était plus chez moi, plus depuis que j'étais partie en claquant la porte derrière moi. Je n'avais pas le droit de ressurgir dans leur vie, encore moins alors qu'ils venaient de perdre d'une des leurs.
Je m'adossa donc a ma voiture, me prenant la tête dans les mains, en proie à une migraine atroce, puis décida de remonter, de ne rien faire. Le moteur de ma voiture ronronna alors, apaisant et familier, la seule chose qui me l'était encore dans cette ville.

Je roulais vite, sûrement plus vite que ce que mes permettait les limitations. Puis je vis un panneau indiquant la direction du cimetière communale. Une infime partie de moi espérait encore que tout cela ne soit qu'une blague, un simple effet de mon imagination, que tout c'était passé dans un rêve très réaliste ou bien qu'il y ai eu une erreur dans les noms des victimes. Tant de possibilités si peu probable et irréalisable que je n’espérait pratiquement plus à un miracle. Mais je devais en être sûr. Me prouver à moi même que je n'aurais jamais pu lui dire au revoir, lui parler encore une dernière fois.
Je me dirigea donc vers la direction indiqué, déterminé à faire s'écrouler tout espoir, avant de couper le moteur une fois garé sur le parking du cimetière. Je n'avais ni fleure, ni plaque, rien pour lui rendre un simple hommage. Je me sentait juste ridicule mais je ne pouvais pas me dégonfler encore une fois. J'avançais donc vers l'entrée quand je me figea. L'endroit était tellement calme que je pouvais entendre une respiration, un battement de cœur. Mais ce qui m’arrêtait était surtout l'odeur qui arrivait à mes narines alors que le vent avait tourné dans ma direction. Une odeur présente dans mes souvenirs d'ici. Depuis toujours j'ai réussi a voir, entendre et sentir des choses que les autres ne réussissait pas à percevoir, sans jamais savoir pourquoi.
Je réussissais donc à percevoir cette présence, à l'autre bout de ce lieu de mort. Je l'ai reconnue dès le moment où je suis descendu de la voiture, dès le moment ou le moteur s'était arrêté pour laisser place au silence.Que devais-je faire ? Aller le voir ? Lui dire « Bonjour ! » l'air de rien. Je devais peut être repartir, faire comme si je n'était jamais venue, effacer toute traces de mon passage dans cette ville. Mais non, je ne pouvais pas encore me défiler, pas maintenant, je n'en avais aucun droit. Cette histoire me rendait comme ce que je n'avais jamais été. Lache, peureuse... Je passais une main dans mes cheveux, respirant un grand bol d'air, avant de m'avancer d'un pas ferme vers William, mon frère, mon petit frère qui m'avais manqué pendant tout ce temps sans nouvelles. Je le vis au loin, devant une magnifique pierre très largement décoré. De dos, je ne l'aurais pas reconnu si son odeur, même mélangé avec d'autre de parfum, de fleur qui décorait la tombe, ne dominait pas le reste  dans mes souvenirs. Mon cœur se pinça alors quand je pu lire les mots gravés sur la pierre « Alexia MCKINLEY   1988-2015 ». Bon sang...

« Alors c'était vrai ? »

J'avais avancé de quelques pas, me retrouvant à une dizaine de mètre de lui. Je ne pouvais pas lire sa réaction en me voyant, je voulais m'enfoncer sous le sol..

« William je... »

Je ne savais pas quoi lui dire, il n'y avais que ça comme vérité. Alors j'attendais juste une réaction, un mot de sa part.

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MessageSujet: Re: Quand les fantômes du passé décident de se réveiller ~ Sam 6 Juin - 16:13


Quand les fantômes du passé décident de se réveiller.


(oscar wilde) ▽ « L'homme est un animal raisonnable qui se met régulièrement en colère lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les préceptes de la raison. »
Un mois. Un mois qu'elle nous avait quitté. Son manque se faisait ressentir dans n'importe situation. Au réveil, Alexia avait pris pour habitude de me frapper avec mon oreiller, puisque selon elle j'étais une « limace feignasse du matin ». Au travail, elle m'arrosait dès que je passais près de la douche des chevaux en été ou bien en hiver elle s’arrangeait pour me faire croire que ce n'était pas elle qui m'avait lançait sa boule de neige « fantôme ». Tant de chose qui au final, on disparut à cause d'un attentat. Bien qu'elle n'était que la deuxième à avoir disparu, Alexia avait finit par faire comme Emma, nous quittés le plus brutalement qu'il soit. Même si Emma n'était qu'une adoptée, cette dernière avait finit par faire partie intégrante de la famille. Cette première disparition avait beaucoup affecté Alexia mais contrairement à mon cas, elle finissait par toujours remontait la pente, quelle que soit la tournure des événements, chose qu'elle avait dû apprendre suite à la mort tragique de nos parents.

Une tape sur mon épaule me fit sortir de ma rêverie. Relevant brusquement ma tête de mon bol, en direction de l'endroit où la main s'était posé sur mon épaule, je vis mon grand-père me sourire. Rien qu'un seul regard de sa part et j'avais compris que je devais cesser de ruminer sur le passé. Chose qui entre nous, est plus facile à dire qu'à faire. Le suivant du regard jusqu'au bas de la porte, je finis d'une traite mon café pour le rejoindre dehors. Posant mon bol dans l'évier, je fis une bise sur la joue de ma grand-mère comme je le faisais depuis que je vivais ici, profitant encore de cette habitude avant qu'elle ne vienne elle aussi à disparaître de mon quotidien. Agrippant mon chapeau sur le portemanteau, mes pas m’emmenèrent aux écuries. Le curage des boxes était toujours aussi crevant mais pourtant bénéfique pour la mise en forme. C'était le seul moyen de nous motiver le matin pour monter en paix et décontracté. Une fois les boxes pailler et l'aller du barn balayer, j'étais maintenant disponible pour travailler sur le barrel racing (les tonneaux). Ma jument était le dernier souvenir que ma sœur m'avait offert à mes 19 ans. Depuis, j'en prenais le plus grand soin, veillant à son bien-être, malgré que la dernière fois où j'avais pété les plombs, j'avais faillit la blesser et ça, je m'en veux encore.

Glissant avec aisance sur le sable chaud de la carrière, Blacké répondait avec enthousiasme à chacun de mes ordres. Le travail n'en fut que plus bénéfique et se termina sur une bonne note. Ayant mérité tous deux notre travail gratifiant pour notre prochain concours, je décidais de l'emmener faire une petite balade. Sur la route, j'en profitais pour m'arrêter et cueillir quelques fleurs sauvages, que je déposerais sur les tombes de ma famille plus tard. Attachant le bouquet à ma selle, je pris un des deux bouts de mes rennes et laissai ma monture arracher quelques brins d'herbe, une main dans la poche. Regardant l'horizon, l'atmosphère était paisible dans les prairies sauvages où quelques oiseaux piquaient en chute libre avec leur petit gazouillis. Suite à cette plénitude, je remis le pied à l'étrier et nous rentrâmes tous deux au ranch.

Une fois qu'elle fut douchée et remit au box, j'en profitais pour prendre moi aussi une douche bien chaude avant de prendre ma voiture avec les fleurs sauvages cueillit quelques heures plus tôt. La route semblait longue et glaciale, malgré la chaleur qui régnait à l'extérieur de l'habitacle. Une fois sur place, il n'était pas difficile de trouver de la place où se garer, il n'y avait pas un chat. Claquant la porte derrière moi, je pris une grande inspiration et ouvris le portail, marchant d'un pas régulier vers les trois tombes à mon nom. Arrivait à leur hauteur, je déposais les quelques fleurs sur leurs tombes, enlevant les anciennes déjà fanées par le temps. « Salut, commençai-je. Ça fait un bail. » Il est clair que je passais pour un gros con à leur parler de la sorte mais au fond de moi, ça me faisait le plus grand bien, comme un poids auquel je me débarrassais avec un énorme soulagement. En principe, je ne disais pas grand-chose, juste ce qui ce passer dans le ranch et à l’université.

Profitant de ce silence quelques minutes, une voix vint rompre ma plénitude. Me retournant sur moi-même par surprise, ce que je découvris me fit tomber à terre. Faisant les yeux ronds, je ne pouvais pas croire ce que je découvrais. Emma. Bien sûr elle avait grandi, ses traits féminins étaient plus en avant que dans mes souvenirs mais c'était bien elle, plus grande. D'ordinaire, quand une personne disparaissait de la circulation en vous traitant de con et d'autre chose encore que je passe, je n'appréciais pas trop la blague mais dans ses circonstances, j'en oubliais vite la gravité des événements. Même si une dizaine de mètres nous séparé, je ne fis que quelques pas pour me jeter à son cou, vérifier qu'elle au moins, la dernière chose qui me restait de mon passé, était réelle et bien vivante. Desserrant mon étreinte, mes mains s'agrippèrent à ses bras, la secouant quelques peut. « Où t'était ?! » lui crachais-je à la figure. Elle aussi m'avait craché sa façon de penser le jour où elle était partie, je n'allais quand même pas lui faire de cadeau. « Comment tu l'as su d'abord ?! C'est tout ce que ça te fait d'ailleurs ?! » Ma colère et ma tristesse, me montait à la tête, les larmes n'attendaient plus qu'un signal pour ruisseler au coin de mes yeux.
(c) AMIANTE

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