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SOS d'une terrienne en dé-stress

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MessageSujet: SOS d'une terrienne en dé-stress Sam 4 Juil - 12:05




- Ecoutez moi toutes, les filles !

Elle déboula dans le salon commun, accourant à petits pas du haut de ses talons de 10 centimètres et entonna victorieusement cette phrase comme étant l’introduction à la meilleure nouvelle de la semaine. J’étais alors assise en travers de l’un des fauteuils, les jambes par dessus l’un des accoudoirs, tentant désespérément de lire une revue “girly”. Il fallait bien s’intégrer non ? Et puis j’y piochais des astuces mode de temps en temps et piquait les fiches cuisine, mea culpa j’avoue tout !

- Devinez qui va passer la soirée avec nous ?

- Oh my … ! Me dis-je, devinant à demi. Non pas ça s’il vous plaiiit !

- Les Delta Upsilon !

- Vous n’avez aucune pitié.

Je refermais alors la revue, passant en mode “que vais-je bien inventer pour m’y soustraire ?” lorsqu’elle se tourna vers moi. Etait-ce déjà trop tard ? Ou bien pouvais-je encore fuir vers la sortie de derrière. La fenêtre peut être ?

- Et ils viennent pour faire ta connaissance.

- Vraiment, il ne fallait pas.


J’allais d’un sourire un peu forcé afin de ne pas les froisser mais cela ne me disais absolument rien. J’avais déjà croisé leurs alter-ego masculins depuis mon arrivée et… bon il fallait admettre qu’ils avaient du style, beaux-gosses mais… Oh non, le reste ce n’était pas du tout ma tasse de thé.

Et soudain l’illumination, l’éclair de génie, l’ampoule apparente au dessus de ma tête.


- Je vais aller chercher des glaces ! Ça vous dit ?

Je ne leur laissais pas le temps de me répondre et filais droit vers la porte. Ouf ! Sauvée.

Une fois dehors, il me fallait bien trouver de quoi passer le temps. J’avais déjà ma petite idée et m’y dirigeais, prenant un peu le temps de folâtrer. Je passais par un quartier agréable, le genre d’endroit ou j’aurais aimé m’installer un jour. Suivant les allées bordées d’arbres, j'atterris finalement dans Riverside mais de nuit, je n’y reconnais pas grand chose. Le soir commençait à tomber et moi aussi mais de fatigue. Je regardais l’heure à la lueur de mon portable et espérais que la soirée-chandelle soit terminée.

Heum oui mais… par ou suis-je arrivée déjà ? Je regardais autour de moi. Cet arbre la, je le reconnais ! Ah non, ce n’est pas par ici. C’était la meilleure, je m’étais perdue !

En pleine réflexion, je pris tout de même l'initiative de continuer à marcher. Au pire, j’allais tomber sur quelqu’un qui me renseignerait au mieux je finirais par trouver un plan de la ville ou bien même mon chemin.

Au bout d’une bonne demi-heure, j'aperçus quelqu’un. Mal m’en pris d’aller lui poser la question, ce n’était pas mon habitude d’accoster les inconnus dans les rues sombres mais je me voyais mal passer la nuit dehors.


- Excusez moi monsieur...

Le gars me regarda alors d’un air louche, des pieds à la tête. Et avant même qu’il me réponde par un “Ouais ? Salut baby !”. Je regrettais déjà d’avoir fait sa connaissance.

- Non, finalement rien. Pardon de vous avoir dérangé.

Un sourire crispé mais poli plus tard, je décampais. J’allais bien trouver quelqu’un d’autre quelque part. Mais le bougre commença à me suivre, j’accélérais naturellement le pas, lui aussi. Bon, que faire dans ce cas ? Fuir à toutes jambes ? C’était une option. En espérant ne pas être tombée sur un champion en la matière.

En bonne petite ex-New-Yorkaise, j’avais pourtant toute une panoplie de solutions dans mon sac, il fallait croire que je m’étais rouillée. Finalement, je pris le taureau par les cornes. Option numéro 1. Je m’arrêtais et me tournais vers lui.


- Arrêtez de me suivre ou sinon il va vous en coûter, je suis ceinture noire vous savez !

- Ah ouais ? Moi aussi.


Mince, il était sérieux la ? J’étais dans la panade. Option numéro 2 !

- Et je suis de la police !

- J’aime pas les flics !


La, il me regarda d’un air mauvais. Fausse bonne idée le coup de la femme flic. Vraiment. Je devrais l’enlever de ma liste. Option numéro 3 donc. Cours Hayden cours !

Sans perdre de temps je pris mes jambes à mon cou mais ne s’improvise pas marathonienne qui veut. Il fini par me rattraper, s’agrippant à mes cheveux. Cela m’apprendra de mettre des chaussures plutôt que mes tennis. Merci l’intégration.

Vieux réflexe de survie, même si au sein d’une grande ville cela ne servait pas à grand chose, je me mis à crier à l’aide.

Crac! Aie! Ma vue se brouille, mon crâne et mon épaule me font souffrir. Je touche mon front et vois ma main en sang. Il a du me pousser... ou plutôt m'exploser contre le mur. Non c’est vraiment trop con. Tout mes souvenirs défilent, trop vite, me donnant la nausée. Le canon du flingue posé sur mon front, souvenir d’une autre vie, les menaces de mort, ma famille, le restaurant, les fuites, les coups de feu et tout allait s’arrêter juste comme ça… C’est Downey qui allait faire la gueule...



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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Sam 4 Juil - 14:26

Encore... encore une putain de journée. Après toute l'histoire liée à la mort de Francis et de l'autre traitre, y'avait eu un sacré bordel parmi mes gars et celui-ci commençait enfin à battre un peu de l'aile. En même temps... Un traitre... Cette simple idée m'arrachait une putain de nausée. M'enfin, la journée s'était déroulée plus ou moins habituellement, si ce n'est deux/trois de mes gars qui étaient venus passer une partie de la journée avec moi et Léo, dans le doutes d'un second traitre. Enfin... vous voyez le genre. ça faisait un petit moment qu'une telle connerie se faisait. Un, ça suffit, bordel. De plus, j'en ai pris l'entière responsabilité et si la petite Kamille avait pas été là, j'serais sans doutes toujours en prison, là. Bref. laissez moi profiter de ma paix, bon sang ! Vous avez compris l'idée... Ce soir, je m'étais vu obligé de faire plus ou moins des heures sup'. Aujoud'hui, comme à mon habitude, j'avais mis Léo dehors plus tôt et j'étais sorti prendre un peu l'air, juste après la fermeture. Enfin, disons surtout que j'en avais profité pour aller boire un verre au pub, comme d'habitude. Une fois ceci fait et le pub derrière moi, j'entendis des cris. Encore ? J'espère que ça ne me vaudra pas un séjour en prison, aussi court soit-il, cette fois. Car bien sûr, vous vous en doutez parfaitement, c'est pas comme si j'allais rester la, bêtement, les bras ballants hein... En tout cas, j'arrivais à portée de vue juste à temps pour voir une jeune femme se faire fracasser la tête contre un mur et c'est sans réellement demander mon rester que j'intervins. L'agresseur venait de la prendre par les épaules pour la tirer dans un coin plus tranquille. Avant en tout cas que ce soit son propre crâne qui rencontre le mur. Avec ferveur. Amour et ferveur. A tel point que je crois bien l'avoir vu recracher deux dents. Comme je pouvais m'y attendre, deux autres jeunes ne tardèrent pas à faire irruption, visiblement déçus que leur attraction du soir se voie réduite à néant. Tiens, l'un d'eux semblait en avoir un peu plus dans la caboche.

"hey mec.... regarde le symbole dans son dos, c'est un Blackangels...On devrait pas se frotter à lui..."
"Sérieux ? Oh la poule mouillée l'aut' hé ! j'vais te refaire le portrait, grand père !"


C'est ainsi que le second, le cœur ampli de courage et de connerie vins porter un coup de poing directement dans mon visage. Le coup ne m'arracha pas même un sourcillement. J'avais encaissé des coups dans ma vie, beaucoup de coups et ce n'est pas le coup de point d'une petite grande gueule dans son genre qui allait m'amocher. C'est d'ailleurs ce que je lui fis comprendre et lui affichant un grand sourire. Le genre carnassier m'voyez ?  Il semblerait qu'il eu son effet étant donné que lui et son p'tit copain venaient simplement de détaler comme deux fuckin' détraqués. Faut dire que l'bestiau devait pas les aider à ne pas prendre peur. Comment ça ? Pour dire... j'portes actuellement un gilet sans manches, de cuir, ouvert. Un pantalon ample, en cuir et de bonnes rangos. J'ai les cheveux lâchés et la barbe hirsute et c'est sans rappeler une énième fois l'armada tant de tatouages que de cicatrices qui ornaient mon visage et mon corps. (pas de tatouage sur le visage, ceci dit... mais les cicatrices, ça...).  Une fois ceci fait, je me retournais vers la jeune femme, vérifiant son état. Elle était consciente et respirait encore, en revanche, je ne pouvais pas particulièrement la laisser la dehors avec la plaie sur son crâne et j'décidai donc de la porter jusqu'à chez moi. Une fois sur place, je la remeuta en haut, nettoyant proprement sa plaie et la mettant dans une position plus... sécurisée, disons. (PLS, pour ne pas qu'elle s'étouffe avec sa langue).  Comme quoi, les vieux réflexes qu'on apprends sur le tas, ça se perds pas si facilement, hein. Une fois fait, j'allais me poser dans l'salon, en bas. Après tout, il serait con de vouloir la choquer dès son réveil. L'idéal étant de lui laisser le temps de se remettre les idées en place. Une fois en bas, je lançai simplement un peu de musique, L'élu de cette fois se voyant être "Voodoo Child" de Zakk Wylde Pas mauvais... en espérant bien sûr que la jeune femme ne soit pas le genre "bourrée de préjugés" inutiles sur ce qu'est le vieux hard rock, comme une grande partie des jeunes d'aujourd'hui. Je restait donc la, posé tranquillement, à dessiner un peu afin de m'inspirer pour de possibles nouveaux tatouages. Comment ça va tourner hein... ? Bonne question. Le pire qui puisse arriver, c'est qu'elle prennes mon taudis pour la maison de l'agresseur. Même si je doutes que la présence de l'armada de cadavres ainsi que de divers posters d'Hard rock qui jonchent ma caverne lui fassent penser à cette solution. Espérons...  Au pire des cas, les vieilles médailles et décorations militaires exposées (et pas qu'une petite poignée) suffiront peut être.
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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Sam 4 Juil - 16:10




Mais ailleuh ! L’impression que ma tête était prise dans un étau, prête à exploser, douloureuse, bruyante. Bruyante ? Quel était ce bruit ? Avec tout le respect que je pouvais avoir envers la musique ce fut la première impression que j’en eus. Sans doute que mon mal de crâne m’empêchait d’être mélomane à ce moment précis.

Le temps que tous mes souvenirs reviennent en place, je touchais mon crâne. J’avais mal à l’épaule également et me plaçais le plus confortablement possible, elle avait du heurter la brique tout aussi durement. J’en serais quitte pour une belle trace, espérant ne pas me retrouver plâtrée. Je n’étais déjà pas très douée en arts plastiques mais alors la, ce serait sans espoir.

Tout me revenait petit à petit mais à l’envers. Je tâtonnais sous moi, cela ressemblait à un matelas mais quelque chose me faisait croire que je ne devais certainement pas me trouver dans un lit d’hôpital, la musique sans doute. Mais ce n’était qu’une rapide supposition. Au moins, j’étais toujours en vie et en un morceau, enfin à peu près. J’ouvris un oeil, méfiante. Personne ne se trouvait dans la pièce, c’était déjà ça.

Douloureusement, je tâchais de me lever et restais un instant assise sur le lit. Ou étais-je ? Qu’est-ce que c’était que ce boui-boui ? Une chambre oui mais de qui ? Tout de même pas de mon agresseur ! Sinon je ne sais pas, je me serais retrouvée ligotée ou… *instant de totale panique* … non on ne m’avait pas “touchée”, je m’en serais rendue compte et je portais toujours mes vêtements. Je respirais.

Il me fallait bien me décider à comprendre ce que je faisais la et quittais le lit pour… manquer de vautrer de nouveau par terre. Mon pied ayant roulé sur le cadavre d’une bouteille vide. Et s’il n’y en avait qu’une… Au moins, si jamais, j’étais armée. Je ramassais l’une des bouteille et la tenais en main, un bon coup de ça sur la caboche et on n’en parle plus.

Je fis le tour de la chambre, c’était étrange comme endroit. Je devais être chez un collectionneur de médailles car il y en avait de toutes sortes. Ou alors je me trouvais chez un gars du camp militaire.... qui buvait… comment dire… sans modération. Drôle de mélange.

Bon, respirons et allons-y. J’ai ma bouteille en guise d’arme de défense et advienne que pourra.
“T’as pas peur Hayden, t’as pas peur. Tu as échappé à la mafia que diable, et deux fois ! Alors mister rock-man à nous deux.”

Oh non je n’en menais pas si large, j’étais au bord de la crise de nerf mais je ne pouvais pas rester la à attendre qu’il arrive ce qui doit arriver. Je descendais lentement les escaliers, tâchant d’écouter si quelques pensées me parvenait, histoire de me rassurer un peu. Mais avec cette musique, pas possible. Enfin, je l'aperçu, il… il dessinait !

Non ce n’était pas le gars qui m’avait agressée, inconnu au bataillon celui-la. Grand, large, un peu genre catcheur américain mais au look un peu effrayant aussi. Il n’empêche, si je me retrouvais chez lui c’est qu’il y avait une raison. Et apparemment, il n’en n’avait pas profité alors… En le voyant, je me disais qu’il avait du drôlement morflé dans la vie et que moi avec ma bouteille, je ne ferais absolument pas le poids, il avait du en voir d’autres. J’aurais peut être du en prendre deux au final…


- Heu… Salut ?

Je pointais bêtement ma bouteille vers lui comme pour le tenir en joue avant d’ajouter.

- Qui êtes vous et qu’est-ce que je fais ici ? Heum… s’il vous plait ?



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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Sam 4 Juil - 23:54

J'étais donc la, peinard, en train de dessiner. Laissant mon esprit pondre ce qui pouvait bien me traverser l'âme. En un sens, rares sont les gens ayant eu l'occasion de me voir m'abandonner à une telle occupation car ce n'était pas la une particularité de ma personnalité que je me plaisait à revendiquer et à hurler sur tous les toit. A vrai dire, ce n'est pas la non plus l'une de mes occupations favorite, bien que j'ai finalement eu à l'apprendre grâce à ma défunte femme. C'était l'une de ses passions. M'enfin, je ne vais pas m'attarder sur le sujet. Mon coup de crayon, visiblement sûr, traçait avec agilité les contours d'un corbeau, visiblement occupé à picorer dans l'orifice oculaire d'un crâne, en extirpant visiblement un vers. Le dessin était assez bien tracé. Largement assez pour un simple tatoueur de quartier. Il finit cependant froissé et balancé dans une poubelle, au loin, mon crayon se laissant aller à la tâche de tenter de combler un "vide" sur le précédent dessin, le reproduisant presque fidèlement, avec quelques détails supplémentaires. Je ne pus que recommencer cette tâche deux fois encore, interrompu par la présence de la jeune femme. Sa voix était hésitante, mais n'avait rien de réellement agressive. enfin... elle me semblait plus perdue qu'autre chose, chose parfaitement compréhensible. Je me tournais donc vers elle, ne pouvant réfréner un léger sourire, visiblement amusé plus que moqueur tandis que je me levais doucement, m'approchant un peu, sans pour autant être "proche" pour tendre la main dans sa direction.

-Je vois que tu as mis la main sur l'une de mes nombreuses colocataires.

Oui, j'engage la conversation sur une pointe d'humour. Certes sans doutes idiot, mais bien présent tout de même.

-Je me nommes Erik, tu peux me la donner sans problème, je ne te veux aucun mal. Si tu en doutes, ton p'tit copain doit encore faire la sieste, deux pâtés de maison plus loin.

Je me dis ceci dit que tenter de lui reprendre la bouteille ne me donnerait sans doutes à ses yeux aucunement raison, et je retirai donc doucement ma main, montrant ainsi, tout bêtement mon souhait de ne pas la brusquer. J'ai tout mon temps, après tout. Seules mes bouteilles m'attendent encore, après tout. Comme pouvait facilement l'indiquer celle qui trainait non loin de mon dessin et que j'avais visiblement légèrement délaissée. Je retournait ensuite donc à ma place.

-Si j'étais toi, j'éviterais de ressortir maintenant. Les rues ne sont pas sûres et avec le coup que tu as pris sur la tête, il ne serait que très peu raisonnable de rester debout et stressée plus longtemps. Remonte t'allonger ou trouve toi un coin, comme bon te semble. Je peux aussi te raccompagner, si tu préfères. Je ne serais pas tranquille à laisser une jeune femme seule et encore moins dans ton état.

Comment ça, j'essaie d'expédier la jeune femme ? Conceptuellement, pas du tout, sa présence ne me gêne en rien, même avec la bouteille qu'elle semblait avoir adoptée. En même temps, c'est une bouteille de bourbon, j'la comprends. C'est simplement et sans aucun doutes qu'elle doit, comme une grande majorité des jeunes d'aujourd'hui, ne souhaiter en rien perdre son temps avec un vieux bouc comme moi. Les jeunes d'aujourd'hui aiment à passer du temps entre eux, crâner auprès du sexe opposé. Pour ma part, je ne suis plus qu'un vestige brisé d'un passé révolu. Un homme ayant mis de côté son propre honneur pour assouvir une simple vengeance. Cela ne porte ni intérêt ni valeur. Mon corps lui même étant le vestige d'un passé douloureux. Je la regardais donc, assis là ou je l'étais quelques instants plus tôt, laissant mon crayon tournoyer dans le creux de ma main. Attendant qu'elle porte une décision ou qu'elle retrouve la langue. J'étais calme, tentant de me montrer sympathique, bien que l'on pouvait voir sans difficulté que c'était la un art que j'avais perdu depuis bien longtemps.
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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Dim 5 Juil - 0:55




Je me tenais la, une bouteille à la main telle Raiponse et sa poêle à frire devant un intru. Une scène tout bonnement ridicule d’autant plus que cela s’avérait inutile que d’imaginer une seule seconde que j’allais me défendre avec ça, un homme de sa carrure n’avait rien à en craindre. Je baissais légèrement ma garde tout en l’écoutant, arrivant à placer que “C’était pas mon p’tit copain.” au fil de sa discussion.

Repartir ? Je jetais un rapide coup d’oeil autour de moi, espérant y trouver une horloge afin de me repérer un peu dans le temps mais j’étais encore trop nerveuse et ne préférais pas tout de suite le quitter des yeux, donc même s’il y en avait eu une, je l’avais loupée.

Rentrer en pleine nuit, cela ne passerait pas inaperçu. Et la, bonjour l’interrogatoire et les spéculations de ces demoiselles. Et puis j’avais encore trop mal pour courir les rues, je ne tenais debout que par la force des choses et l’envie de m’enfuir d’ici. Envie qui m’abandonna d’une traite alors que je me laissais tomber assise sur l’une des marches. Apparemment il m’avait secourue et ramenée chez lui, s’il avait voulu profiter de la situation, il avait eu largement le temps, il pouvait avoir le bénéfice du doute. Par habitude j’étais méfiante, c’était devenu obligé mais pas encore complètement mal élevée.

Je me relevais donc et m’approchais afin de poser la bouteille sur la table.


- Merci pour votre aide, je vous dois une fière chandelle.

La tête me tournait, la tension retombant peu à peu, je devais être encore en état de choc.

- Je peux squatter votre canapé ? Je ne vous ennuierai pas. Demain je partirai avant que l’on n’envoie des renforts à mes trousses.

Petit trait d’humour las en passant, j’avais surtout besoin de repos et allait m’asseoir dans un coin du divan, me faisant toute petite comme si je tentais de prendre le moins de place possible. J’étais tout de même mal à l’aise mais trop mal en point pour filer après tout.

Une fois assise, je me sentais juste un peu mieux, il me fallait me détendre, passer à autre chose. La mort je l’avais déjà vue en face, d’une manière froide et expéditive. Je vivais avec ça chaque jour, d'où ma tendance au cynisme sans doute. A savoir que cela pouvait arriver de nouveau, une balle dans la tête en pleine rue ni vu ni connu et adieu Hayden. Mais j’avais beau le savoir, quand le moment de la fin vous semble si proche, il y a de quoi flipper.


- Vous dessinez ? Lui demandais-je finalement. Tant par curiosité que par besoin de m’occuper l’esprit sur autre chose. Moi aussi, enfin j’essaie. J’étudie les Arts à l’unif’ mais je suis plutôt nulle en fait.


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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Dim 5 Juil - 7:49

Finalement, elle semblait encore réactive. Sans doutes toute cette histoire avait-elle générée un gros boost d'adrénaline pour une jeune femme. En même temps, je me réveille chez un inconnu de cette façon après m'être fait agresser, je doutes qu'il reste grand chose de la maison ensuite. Bon, je pouvais remercier son bon sens, au moins. Après avoir relevée et corrigé l'une de mes blagounes, elle en vint finalement à prendre la parole, l'observant déposer la bouteille. Elle en vint donc à me remercier, chose rationnelle mais inutile. Pour ensuite me demander si elle pouvait squatter mon divan. Bah, il est là pour les clients à la base, mais pouquoi pas ? Je lui répondais donc simplement d'un signe de tête positif, prenant le temps de ranger ce que je faisais avant. Comme dit, c'est pas forcément une partie de mon caractère que j'aimais à afficher. C'est con, mais ça m'amadoue. ça me fais penser à ma femme, et ça m'amadoue. J'suis pas là pour être un tendre et encore moins pour me mettre à chialer comme une pucelle devant des inconnus. Vous comprendrez donc ma réaction. Je me rabattais donc tranquillement sur ma bouteille. Elle parvint même à lancer une pointe d'humour. Celle-ci parvins ceci dit à m'arracher un léger sourire. Malheureusement, elle avait aussi eu le temps de le remarquer et la question tomba donc, inéluctablement. C'est donc sur le coup sans un mot que je récupérais le papier sur lequel je m'amusais à tracer les traits du corbeau et du crâne toute à l'heure pour le lui amener, le déposant sur le coup à côté d'elle avant de retourner à ma place. Le tracé était sûr, le style particulier et l'effet volontairement bien sombre. Une bonne qualité, si on sait apprécier le style.

-Pour un tatoueur, tu conviendra que ce n'est pas un mal que de savoir dessiner. C'est au moins aussi utile qu'une grenade fabriquée sans goupille.

Moment visiblement gênant, de silence. Pour sûr que je ne suis pas particulièrement un bavard. Mais il suffisait de l'observer un court instant pour comprendre qu'elle voulait sans doutes se sentir un peu plus rassurée. C'est donc après un simple et léger soupir que je repris la parole.

-C'est ma femme, qui dessinait à merveille et qui à pris le temps de m'apprendre. Elle pensait que les dessins pourraient adoucir le cœur de soldat que je portais. Son souvenir y est plus efficace qu'un quelconque dessin.

et hop, trois gorgées. Je tenais une bouteille de Rhum, en main. Vous me direz, entre tous les cadavres en haut et ma capacité à marcher encore parfaitement droit sans m'égarer dans mes idées montrait bien que je tenais largement assez bien l'alcool. Voilà un autre point sur lequel elle n'a rien à craindre.

-Tu conviendra aussi qu'il est inutile de me remercier. Je ne fais que respecter mes propres valeurs, sans ça, nous ne sommes rien d'autres que des chiens, comme le gars de t'aleur. Me remercier de t'avoir tirée de la n'est donc pas vraiment utile, je l'aurais fait de toute façon.

Ouep, j'avais une vision très simple du monde et de ce qui m'entoure. Vous me direz, pour quelle putain de raison j'accepterais quelconque remerciement ? Si je suis encore là aujourd'hui, d'une certaine façon, c'est pour faire vivre cette partie de moi qu'elle aurait souhaitée voir vivre. Le reste n'as finalement que peu d'importance. M'enfin, je ne vais pas demander à une gamine qui ne connais rien de mon histoire de comprendre ça. Si elle lance le sujet ou rebondit dessus, je tâcherais de mettre un terme à ce sujet. Pourquoi ? L'identité d'un vieillard ne porte aucune importance. Que gagnerait-elle à savoir que je fus Major et que je n'ai même pas pu enterrer ma propre famille ? Rien du tout. Et c'est mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Dim 5 Juil - 13:33




Inutile d’insister, j’avais pu saisir quelques phrases non dites dont une à propos de sa femme. D’ailleurs pas besoin de posséder un don pour l’avoir compris, l’on voyait bien qu’il n’y avait pas de femme ici mais s’il en parlait c’est qu’il y en avait eu une et cela ne semblait pas être le sujet à éveiller d’avantage.

Question petits secrets, j’étais moi-même rodée, n’étais-je pas à mentir constamment depuis mon arrivée en ville ? Mentir sur mon nom, sur mon âge, sur mes origines, sur ce que je suis au fond  ? Même si j’eus sincèrement préféré le contraire. Tu parles d’une schizo’ ! Alors je n’allais pas le contrarier, ce n’était pas trop mon genre. Taquiner oui, mettre mal à l’aise non.


- Ce n’est pas vraiment le même genre de sujet qu’en cours. Dis-je voyant le dessin. Mais même sans être amateur, c’est plutôt pas mal dessiné.

Je fronçais un peu les sourcils, je ne sais s’il le remarqua, alors que j’eus d’autres informations, un peu floues il faut l’avouer dues à mon mal de tête mais cela plus quelques indices ici et la. Un tatoueur, grenade, des médailles. Ok. Un ancien militaire qui ne s’étalera pas plus. Je comprend.

- Je m’appelle Hayden. Cela ne fait pas longtemps que je suis arrivée en ville, je voulais juste me balader un peu mais il faut croire que je me suis perdue en route. Je me mis à rire doucement devant le ridicule de la situation avant de me tenir de nouveau la tête, la douleur ne me lâchait pas. Et j’ai un satané mal de crâne. Continuais-je. Je vais peut être essayer de dormir un peu.

Je m’installais plus en profondeur, toujours dans le coin du divan, évitant de presser mon épaule douloureuse contre le dossier. C’est à ce moment précis que je me rendis compte d’un détail, trois fois rien vraiment avant de m’endormir. Je me suis paumée alors que… il y a un GPS dans ce fichu téléphone !


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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Lun 20 Juil - 11:58

Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Effectivement, je ne pouvais qu'être d'accord avec son commentaire. Hé ben, j'sais pas vraiment ce qu'on leur fait faire en cours, mais ça doit pas être folichon. Vous me direz, il m'arrive aussi de dessiner des petites fleurs, en fonctions des clients qui se pointent. Je vais pas cracher sur un client parque celui-ci à des gouts de chiottes. Vous me direz... j'dis ça, j'dis ça.. mais j'en ai déjà mis dehors.... vous imaginez pas les demandes totalement burlesques que certains sont capables d'exposer. Bref, après son léger compliment et un air un tantinet soucieux, elle exposa sont envie de se reposer, chose que je ne pouvais que comprendre, avant de s'installer plus ou moins, s'asseyant simplement plus confortablement. Cette scène m'arracha un léger sourire. Il y à quelques années, je me serais sans aucun doutes laissé tenter par une légère raillerie, la taquinant sur sa position de sommeil. Aujourd'hui, ce serait bien ironique, sachant que je me suis endormi à de maintes reprises dans des positions bien moins confortables ou agréables... bien trop bourré pour m'en rendre même compte. Que voulez vous, c'est ainsi que vont les choses. Je restais donc là, à l'observer un moment. Et si c'était ma fille, qui était assise là, à dormir ainsi ? Et si elle avait eu le temps de devenir une grande et belle jeune femme telle que celle-ci l'est ? Serait-elle fière de son vieux père ? Serait-elle là, à venir le voir autant que possible, pour l'encourager dans son travail et participer à recoudre les vieilles blessures que la guerre ont apportées à son vieux cœur? Malheureusement, je n'en saurait rien. Jamais. C'est donc en me sortant de cette série de pensées que j'en vins à retomber dans les souvenirs de la guerre. En particulier de ceux qui ont valu la mort de ma famille. J'étais là, ainsi. Tranquillement installé dans la voiture militaire en train de railler mes hommes, comme il m'arrivait souvent de le faire. Nous étions un petit groupes d'homme, une petite poignée de main bien entrainée et que l'on envoyait souvent sur le tas, car nous au moins... on en revenait. Mais ce jour là... Ce jour là fut quelque chose. Notre véhicule avait été pris d'assault par surprise et le chauffeur était mort sur le coup alors bien sûr, on s'est déployés. On ne s'attendait pas pour autant à faire face à des armes technologiques avancées dans les mains de petits terroristes de pacotilles. Ou s'étaient-ils procurés de telles armes... ? Bonne question. Les deux équipes qui nous accompagnaient sont passées en couverture pour nous permettre de le repli dans leurs véhicule (avec eux, bien sûr) mais malheureusement l'ennemi s'est aussi montré trop nombreux. J'ai alors traversé le terrain, traversé la pluie de balle pour tirer mes hommes de là. En sauvant deux. y'avait du sang, du sang et des tripes partout.

On avait accompli tellement de choses ensembles... Et voilà que je baignais dans leurs tripes. dans les tripes d'une trentaines d'hommes dont une bonne poignée étaient les miens. Dans le tas, je suis parvenu à sauver deux simples hommes... et j'ai été capturé. On avait traversé tant de choses, et on avait été écrasés comme des larves dans une attaque surprise d'un groupe dont on ne connaissait rien et qui était sorti de nulle part. J'ai après que l'un de mes hommes avait lancé une traque contre ce groupe sans jamais les retrouver. Je me suis aussi froissé avec l'un d'eux, lorsque j'ai choisi de conduire ma chasse à l'homme et que j'ai peu à peu sombré dans l'alcool. Vous savez... je ne suis pas le seul à avoir survécu à cet enfer pour être capturé. Un autre gars y était, d'un autre groupe. Un certain Martinez, un gars bien et juste. Ils nous ont forcés à nous regarder nous faire torturer, ils nous ont forcés à nous voir crever à petit feu. Mais j'ai tenu bon. J'ai tenu bon putain. Pour ma famille. Finalement, lorsque je suis parvenu à sortir de là, c'était pour voir ma propre famille décimée et réduite à néant. Sans doutes avaient-ils compris que ce n'est qu'ainsi qu'ils parviendraient à me tuer. Ma femme et ma fille ayant étés souillées et égorgées. Jamais je n'aurais la chance de voir ma fille ainsi, jamais je n'aurais l'honneur de voir ma fille s'épanouir et de la mener à l'autel le jour ou elle se marierait. Car elle est morte au côté de mon aimées il y à maintenant déjà trop longtemps.

Sans même que je ne m'en rendes compte, mes pensées avaient amenées avec elles quelques larmes, larmes que je m'empressa d'essuyer avant de me lever, me dirigeant vers un petit meuble non loin pour en sortir un coussin et une couverture. C'était pas la première fois que quelqu'un dormait sur ce divan. Je vins alors installer le coussin près d'elle, de l'autre côté du divan, avant de doucement l'allonger, prenant garde de ne pas la réveiller au cas ou elle se serait déjà endormie. Venant ensuite la couvrir. Il faisait toujours un peu frais dans cette pièce, autant éviter qu'elle ne tombe malade pendant son sommeil. Une fois fait, je me dirigeai vers le frigo, sortant une autre gueuse avant de me l'enfiler tranquillement, laissant mon esprit virevolter ci et là. L'esprit d'un vieillard brisé.
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MessageSujet: Re: SOS d'une terrienne en dé-stress Sam 25 Juil - 2:23




Etait-ce cette position mal choisie ou un relent de douleur dans mon épaule et mon crâne. A moins d’être branchée sur les pensées de cet homme. C’était juste trop réaliste pour n’être qu’un rêve, jamais je n’aurais pu imaginer ces scènes avec autant de clarté surtout que mis quelques films -et encore, ce n’était pas parmi mes préférés- je n’y connaissais pas grand chose à ces guerres, même les images des journaux télévisés, je préférais les zapper plutôt que de rabaisser le moral à les voir..

Je sursautais intérieurement à chaque évènement, dormant de ce fait d’un sommeil agité.

Au matin, courbatures ainsi qu’un reste de migraine mais au moins, j’avais échappé au rhume puisque quelqu’un m’avait couvert et installée plus confortablement. Avant de partir, je remerciais mon sauveur et repérais bien l’endroit, me disant que je reviendrai peut être lui faire un signe.

De retour au bercail, c‘était la panique, les filles étaient en crise. “On t’a cherché toute la nuit !” Je n’y croyais pas trop sur le coup sauf lorsqu’une tête connue apparu de la cuisine.


- Oh! Marchall Downey ? Ah non, ne me dites pas que…

Il me fit signe de ne rien dire de plus et m’invita à le suivre au-dehors afin que les oreilles indiscrètes ne captent rien.

- Hé si, une date a été arrêtée, le procès aura lieu la semaine prochaine. Tu vois que j’ai tenu parole, tu es encore en vie pour aller témoigner.
- Mouais… mais avouez que vous avez failli plus d’une fois hein ! Mais… je vais pouvoir rentrer après ça ?
- Tu vas pourvoir rentrer oui.


Je lui fit face et le regardais droit dans les yeux. Maintenant que nous en étions la, il me tardait de lui demander plus encore qu’une protection rapprochée.

- Et j’aurais droit de vous revoir ensuite ?

Il demeura mystérieux mais sourit. Au moins j’avais essayé. Et même s'il ne répondit pas de suite, il n’avait pas refusé non plus.

Fin.


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SOS d'une terrienne en dé-stress

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